Traitement de la malaria

Sommaire

La malaria, ou paludisme, est la maladie parasitaire la plus importante dans le monde. Elle est transmise par le moustique anophèle femelle dans les zones tropicales lors d’une piqûre.

Voici comment reconnaître, prévenir et traiter la malaria.

Zoom sur la malaria

Lors d'une piqûre par un moustique femelle du genre Anopheles, un parasite du type Plasmodium est transmis à l'être humain. Il existe différents types de parasites du genre Plasmodium : falciparum, vivax, ovale, malariae, knowlesi. 90 % des malaria après un voyage en zone tropicale sont provoquées par le Plasmodium falciparum.

Ce parasite passe donc dans la circulation sanguine pour atteindre le foie, où il croît et se réplique. Il peut y rester de 8 à 30 jours, le temps de se développer, sans qu'il y ait de symptômes.

Lorsqu'il atteint sa maturité, le parasite passe des cellules du foie aux globules rouges du sang.

Une fois ces derniers atteints, ils se rompent et entrainent une anémie ainsi qu'une fièvre.

1. Prévenez la malaria

Protégez-vous des piqûres de moustique

Si vous voyagez dans un pays au climat tropical :

  • Portez des vêtements longs le soir, si possible imprégnés d'insecticide.
  • Dormez sous une moustiquaire imprégnée elle aussi d'insecticide.
  • Appliquez un répulsif sur les parties du corps découvertes.

Prenez un traitement prophylactique (en prévention)

Selon la destination de votre voyage, différents traitements prophylactiques peuvent vous être prescrits par votre médecin. Le traitement commence généralement le jour départ et se poursuit plusieurs jours après votre retour. Il est important de respecter la durée du traitement. Voici une liste des différents traitements que pourra vous prescrire votre médecin :

  • la chloroquine ;
  • la méfloquine ;
  • le monohydrate ;
  • l'association atovaquone-proguanil.

Attention : toute fièvre après un voyage en zone tropicale est considérée comme une malaria, même si le traitement préventif a été bien pris. Il faut donc consulter un médecin en urgence.

À noter : un vaccin contre le paludisme, le RTS, S/AS01 (Mosquirix®) est désormais au point et il réduirait de 40 % l'incidence du paludisme au sein des populations vaccinées et de 30 % seulement le nombre d’hospitalisations pour paludisme sévère (soit bien en deçà des attentes de l’OMS).

2. Diagnostiquez la malaria

Symptômes de la malaria

L'apparition des symptômes débute 8 à 30 jours après la contamination :

  • crises de fièvre par intermittence : tous les jours, tous les 2 jours ou tous les 3 jours. Elles correspondent à la rupture des globules rouges où le parasite s’est multiplié. On parlera de fièvre tierce ou quarte, symptôme dépendant du type de Plasmodium ;
  • frissons ;
  • maux de tête ;
  • douleurs musculaires ;
  • parfois, vomissements et diarrhées ;
  • chute de température avec des sueurs abondantes et une sensation de froid ;
  • grande fatigue après la crise de fièvre, altération de l’état général : fatigue, pigmentation jaunâtre de la peau, anémie aigüe ou chronique (due à la rupture des globules rouges).

Important : la maladie est particulièrement grave chez les enfants et les femmes enceintes. La prudence est donc particulièrement importante pour ces catégories de personnes.

Diagnostic de la malaria

  • L'examen clinique et l'interrogatoire permettent de diagnostiquer la malaria.
  • La présence du parasite dans les globules rouges est mise en évidence par l'observation du sang au microscope grâce à deux examens biologiques, le frottis sanguin et la goutte épaisse.

3. Traitez la malaria

Si vous présentez une malaria malgré un traitement préventif et une bonne protection contre les piqûres de moustiques, vous devrez prendre un traitement similaire aux médicaments prophylactiques. Pour cela, vous devrez subir des examens complémentaires par prise de sang afin de connaître le type de parasite concerné, adapter au mieux le traitement et rechercher des signes de gravité, car la malaria peut être extrêmement dangereuse et nécessiter une hospitalisation.

Bon à savoir : la prophylaxie contre le paludisme est indiquée pour les séjours en Afrique subsaharienne compte tenu de l’importance du risque, En revanche, en Asie et Amérique tropicale, « la transmission ayant considérablement diminué, il ne reste que peu de situations nécessitant sa prescription avant un voyage touristique ou professionnel dit conventionnel » (source Communiqué du Haut Conseil de la Santé publique, 28 juin 2023).

Ces pros peuvent vous aider